Q u e s t i o n s - R é p o n s e s   /   C S U

 

 

Réponses à des questions sur l'univers de la série.

Caroline Terrée, octobre 2016

 

 

Peut-on lire chaque tome de CSU de façon indépendante ?

Oui. Le format de CSU est basé sur celui d’une sérié télévisée, avec 12 épisodes planifiés pour former une "saison". Chaque enquête est indépendante, mais la série comprend aussi des éléments qui progressent et sont révélés au fil des épisodes. Les tomes peuvent donc se lire dans n’importe quel ordre, mais de façon idéale, dans leur ordre de parution.

 

La nouvelle "édition 2016" de la série a été lancée après un break de plusieurs années entre le tome 8 et le tome 9. Pour quelles raisons ?

La réponse est un peu complexe – professionnelle et personnelle…

Les Éditions Milan (éditeur français de la série) ont tout d’abord décidé d’arrêter la publication de CSU au tome 8. Après une longue phase légale, j’ai réussi à récupérer les droits de la série afin de pouvoir continuer à l’écrire. Le plan était de publier une nouvelle édition papier et numérique des tomes 1-8, avec un nouveau site CSU à la clé, avant de concentrer mes efforts sur le tome 9… Mais quasiment au même moment, ma mère a appris qu’elle avait un cancer – rare et incurable. J’ai donc tout mis entre parenthèses pour l’accompagner autant que possible. Elle est morte trois semaines avant Noël 2015. Cette  nouvelle "édition 2016" lui est entièrement dédiée.

 

Où et comment peut-on se procurer les tomes de la série ?

Tous les épisodes publiés à ce jour sont disponibles sur le réseau AMAZON, à travers le monde, au format papier et numérique. Vous pouvez aussi me contacter directement pour toute commande de gros volume (exemplaires multiples d'un même tome, ou de différents tomes) ou si vous avez des questions sur la distribution de la série.

Email : carolineterree@seriecsu.com

 

Existe-t-il une communauté CSU en ligne ?

Oui. Il existe plusieurs comptes INSTAGRAM sur la série, ainsi qu'un compte TWITTER sur lequel je poste toutes sortes de nouvelles CSU: @carolineterree.

Enfin, de nombreux lecteurs postent aussi leurs commentaires sur la série sur des blogs et des sites tels que : amazon, booknode, goodreads, babelio, lirado, etc. -- Des lecteurs que je remercie : toujours motivant et touchant pour un auteur d'avoir de tels retours ! :)

 

Qu'est-ce que "VANCOUVERZEN" ?

VANCOUVERZEN est une collection de posters sur Vancouver et sa région, que j'ai créés afin de partager ma passion pour cette région du monde ! :)

Des posters sur lesquels figurent de nombreux endroits mentionnés et décrits dans la série...

Tous les posters sont gratuits pour une utilisation personnelle. Tous les designs et photos sont © Caroline Terrée.

Pour en savoir plus : www.vancouverzen.com (lien externe, en anglais), ou section vancouverzen (sur ce site, en français).

 

Comment est née la série ?

De la combinaison de trois principaux éléments :

1) Un lieu : la ville de Vancouver et sa région. Un endroit qui me fascine et offrait un décor idéal pour le genre d'histoires que je voulais raconter.

2) Une obsession personnelle : vouloir montrer à travers ce que j'écris les conséquences humaines de la violence, une chose à laquelle j'ai été exposée en habitant à Belfast, et plus particulièrement sur la durée – d'où le format de série.

3) Enfin, je voulais aussi créer un personnage principal complexe et "positif". À la fois efficace dans son métier et capable de faire preuve d'empathie et de compassion.

 

Êtes-vous déjà allée à Vancouver ?

Oui. Depuis 2000, je passe environ six semaines par an à Vancouver et dans sa région. Quand je suis là-bas, je fais des repérages pour les prochains tomes de CSU, j’écris un peu – et j’essaie de profiter au maximum de toutes les choses que cette partie du monde a à offrir ! Pendant plusieurs de ces séjours, j’ai également  passé du temps sur les plateaux de séries télévisées afin de réaliser des interviews et des reportages pour un magazine français. Une expérience qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur les rouages et les coulisses d’une série télé.

 

Vous sentez-vous proche du personnage de Kate ?

Oui et non. Sa personnalité est en grande partie basée sur la mienne (nous sommes toutes les deux introverties, réservées, avec des valeurs "éthiques" similaires) et nous avons beaucoup de choses en commun. Je n’aime pas parler de moi, j’ai des posters de Miró et des murs blancs partout dans ma maison, je porte un bracelet Tibétain et comme elle, j’ai vécu des choses difficiles dans ma vie. Mais il y a aussi des tonnes de choses qui nous séparent ! Je n’habite pas à Vancouver, je ne conduis pas de Volvo S60, je ne fais pas partie du FBI, je déteste les armes à feu et ma vie quotidienne est bien moins dramatique que celle de l’agent Kovacs !

 

Dans quel tome comptez-vous révéler le passé de Kate ?

Complètement, dans les tomes 11 et 12. Mais il y a/aura de nombreux indices d’ici-là.

 

Faites-vous beaucoup de recherches pour écrire un tome de CSU ?

Oui ! J’aime que les choses soient authentiques – autant dans mon travail que dans ma vie privée. Je fais donc beaucoup de recherches sur les sujets que je veux aborder dans chaque tome – sur des domaines qui vont des blessures de la moelle épinière à la balistique, en passant par les hélicoptères Cormoran et les infestations de dendroctones du pin ! Je lis des documents, je rassemble des photos, des cartes, des témoignages, des aspects techniques... Bref, tout ce que je peut trouver afin que chaque histoire soit la plus "réaliste" possible. Étant bilingue français-anglais, je fais l'essentiel de mes recherches sur Internet, le plus souvent sur des sites anglophones. Quand je suis à Vancouver, je prends aussi des photos et des notes, et je m'imprègne des atmosphères que je compte utiliser.

 

La série CSU passera-t-elle un jour à la télévision ?

Je l’espère ! J’adorerais voir un jour les enquêtes de Kate Kovacs sous forme de série télévisée, filmée à Vancouver et dans sa région ! :)

Au tout début, je voulais d’ailleurs développer CSU sous forme de scénarios et je visualise toujours les scènes de la série en les imaginant sur un écran. Je dessine les séquences principales de chaque épisode sous forme de story-boards avant de les écrire, et je choisis chacun des lieux évoqués dans la série en fonction de son atmosphère, de sa lumière, d’éléments bien précis. De fait, à de rares exceptions près, les endroits décrits et utilisés dans la série existent en réalité sur le terrain, choisis pour leurs aspects visuels : en imaginant par exemple comment une course-poursuite pourrait s’y dérouler, ou comment une scène intense/émotionnelle pourrait y être filmée.

 

Les enquêtes de Kate Kovacs se déroulent à Vancouver, au Canada. Pourquoi Vancouver et non pas Belfast, par exemple, où vous habitez ?

Beaucoup de thèmes utilisés dans CSU viennent de ce que j'ai vécu et observé en vivant à Belfast... Sans compter que les atmosphères de Vancouver (pluie, océan, grisaille) ne sont pas très différentes de celles qui existent en Irlande ! Mais d'une certaine façon, j'avais besoin de me distancer de mon expérience personnelle, pour écrire les épisodes de la série.

Vancouver offre aussi deux choses uniques pour les histoires que je voulais raconter. 1) Des décors très différents : grande ville, forêts ancestrales, ruelles sordides, etc. 2) Une population composée de gens très différents : pays d'origine, cultures, passés, niveaux sociaux, langues, etc. Du coup, cette diversité me permet de créer des personnages et des histoires à la fois authentiques et complexes.

 

Quels moments préférez-vous pendant l’écriture d’un livre ?

Il y en a tellement ! Mais je dirais la création des personnages et de l’histoire, au tout début. La période pendant laquelle on a un univers en 3D dans la tête et des pans entiers de dialogue qui se mettent à surgir de nulle part. J’adore également créer des "scènes", des moments bien précis entre les personnages. Trouver le meilleur endroit pour les situer, ajouter de petits détails et m’immerger complètement dans ce moment donné – en espérant procurer une expérience similaire pour les lecteurs.

 

Que ressentez-vous lorsque vous écrivez ?

C'est difficile à expliquer... Dans la phase de préparation, quand je travaille sur une intrigue et sur un univers bien précis, j'adore apprendre et m'immerger dans de nouveaux univers – en particulier sur les aspects humains d'un sujet. Je vais par exemple passer du temps sur des forums de personnes paralysées, ou grièvement brûlées, afin de rassembler des détails sur ce qu’elles ressentent ;  lire des rapports d’Amnistie internationale ou étudier un sujet comme l'écoterrorisme. À ce stade de développement, j'aime aussi trouver des dilemmes "éthiques" qui formeront le cœur de chaque tome. Par exemple : la responsabilité civile, l’industrie forestière ou les maladies mentales.

Quant à l'écriture d'un CSU à proprement parler, ce que je ressens est souvent très fort. Après la phase de recherche, je m'immerge complètement dans l'histoire, comme s'il s'agissait d'un monde parallèle en 3D. J'essaie de m'imaginer physiquement dans chaque situation (la raison pour laquelle il y a beaucoup de sons et d'éléments visuels dans la série). Comme la majorité des thèmes abordés sont assez intenses, il arrive que je pleure en écrivant des scènes émotionnelles, que je ressente vraiment ce que j'écris... Enfin, j'écris toujours en écoutant de la musique, en choisissant des morceaux bien précis selon le type de scènes, afin d’intensifier ce que je ressens et me couper de la réalité qui m'entoure.

 

Où et quand préférez-vous écrire ?

Avec mon iPod, des écouteurs, une petite bouteille d’eau, un bloc de papier blanc et un critérium, je peux écrire à peu près n’importe où – tant qu’il n’y a pas trop de bruit, et pas du tout de fumée de cigarettes ! Mais, à choisir, mes endroits préférés sont... À Belfast : chez moi, jusqu’à tard dans la nuit. À Vancouver : sur English Bay Beach (tôt le matin), sur Third Beach (en fin de journée, jusqu’au coucher du soleil) et dans les Starbucks du West End (surtout quand il pleut !).

 

Les livres sont écrits à la première personne et au présent. Pour quelles raisons ?

L’idée de départ était de créer un univers vu et vécu, à 100%, à travers le personnage de Kate. Je voulais plonger le lecteur dans chaque scène de façon intense, profonde, afin de lui faire ressentir la dimension humaine, physique, psychologique de chaque situation. Un peu comme un jeu vidéo à la "première personne"... Pour cela, j’ai cherché à développer un style direct, actif, précis, avec beaucoup de perceptions pour suivre ce que Kate vit et ressent à tout moment. Je voulais avant tout montrer les conséquences de la violence : victimes, témoins, familles, choc post-traumatique, etc. Grâce à ses deux choix (je + présent) le lecteur est aussi toujours au même niveau que Kate. Il n’en sait jamais plus ou moins qu’elle. Il découvre tout "à vif", sans temps mort. Chaque scène en devient donc plus prenante, authentique, vécu dans le moment, "en direct".

 

Les personnages de CSU sont souvent complexes… Est-ce un aspect important pour vous ?

Oui ! Même si j’adore tout ce qui est visuel, faire des recherches et imaginer des intrigues, créer et explorer les personnages de la série est de loin l’aspect le plus important pour moi.

Pour les personnages principaux, l’idée était de créer une équipe avec des liens étroits, basés sur le respect, le dévouement, l’empathie, etc. Pour les personnages secondaires, je cherche toujours à les rendre complexes et à explorer leurs "zones de gris", comme Adam dans Le Prédateur.  J’aime aussi trouver des détails pour rendre chaque individu mémorable, attachant, horrifiant, touchant… Même quand un personnage n’apparaît que dans quelques scènes, comme Mme Brunswick dans Le Phénix.

 

Combien de temps mettez-vous pour écrire un épisode de CSU ?

Entre six et neuf mois. Plus longtemps pour certains épisodes.

 

Quand avez-vous commencé à écrire la série ?

Février 2003.

 

La série est lue par des adultes et par des ados. Quel est l’âge idéal pour commencer à la lire ?

Pour les premiers tomes, je dirais autour de 12 ans. Mais certains épisodes sont bien plus intenses que d’autres, comme Le Prédateur et Sacrifices. Ceci dit, tout dépend bien sûr de la "maturité" de chaque lecteur et de ce qu’il/elle a l’habitude de lire et de regarder sur un écran ! Dans tous les cas, la série n’est pas du type "violence gratuite". Son but est justement de montrer les conséquences humaines de la violence. C’est donc sous cette forme que chaque thème difficile est abordé.

 

Écrivez-vous vos livres à la main ? Ou directement sur un ordinateur ?

Toujours à la main – et toujours avec des critériums, mines 2B ! C’est comme ça que je me sens le plus dans une "bulle" pour écrire et évoluer dans un autre univers. J'écris aussi quasiment toujours en écoutant de la musique avec un casque (Radiohead, Florence & The Machine, Bloc Party, etc.), en mettant des chansons bien précises en boucle. Une fois cette première version terminée, je tape tout sur mon ordinateur (MacBook Pro), puis je relis et "réécris" chaque chapitre en moyenne trois 3 ou 4 fois : style, longueur, répétitions, etc. Mais il m'arrive aussi parfois de passer plusieurs semaines sur la même séquence ! C'est le problème et la magie de l'écriture : on écrit parfois très vite. Mais on peut aussi coincer sur un paragraphe de quelques lignes pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours !

 

Dans votre bio, vous dites que vous êtres auteur et graphic designer. Vous avez deux métiers ?

Oui. J'ai toujours combiné écriture et design visuel de façon professionnelle.

Côté écriture : fiction (romans, séries) et non-fiction (articles, reportages, interviews).

Côté design : création de sites web, posters, brochures, infographie, logos, etc.

De fait, j’adore quand je peux directement combiner les deux ! Comme par exemple écrire CSU de façon visuelle (fiction, photos sur le terrain, scènes écrites pour être filmées) ou réaliser un numéro spécial sur le tournage d’une série télé (articles, interviews, photos, maquette).

 

Quelles études avez-vous faites ?

J'ai fait une Première Scientifique, une Terminale Sciences-Eco, puis une année de Lettres Sup' (classe prépa littéraire) – avant de faire une maîtrise de littérature comparée par correspondance, alors que je vivais et je travaillais à Belfast... J'ai donc un parcours académique assez varié ! Encore aujourd'hui, je m'intéresse à beaucoup de sujets et de domaines très différents – l'une des raisons pour lesquelles je fais autant de recherches avant d'écrire chaque tome de CSU.

 

Vous êtes française, mais vous habitez à Belfast. Comment cela se fait-il ?

Au début de ma vie d’adulte, je voulais être journaliste ou photo-journaliste. J’ai donc fait plusieurs séjours à Belfast (Irlande du Nord), où j’ai pris des photos et réalisé des reportages sur la violence qui secouait la région à cette époque. Mais en mars 1988, je me suis retrouvée au cœur d’une attaque terroriste qui a fait trois morts et 50 blessés, et j’ai réalisé que j’étais incapable de prendre des photos de victimes, sans essayer de les aider. Je suis donc revenue à mon rêve d’enfance – écrire des histoires, de la fiction – en espérant pouvoir explorer le même type d’émotions humaines, mais à travers un autre médium. J’ai finalement décidé de m’installer à Belfast en 1990, où j’habite toujours depuis.

 

Êtes-vous prête à établir des liens particuliers avec des établissements scolaires dans lesquels la série est lue et/ou étudiée ?

Oui : avec plaisir ! -- Depuis la création de la série, j'ai fait de nombreuses "rencontres auteur" à Vancouver et en France – dans le cadre de programmes scolaires, de salons littéraires, d'évènements culturels, etc.

Je suis généralement à Vancouver chaque année en mai/juin, et toujours partante (dans la mesure du possible !) pour établir des liens avec les lecteurs de la série ! :)

Vous pouvez me contacter à : carolineterree@seriecsu.com

 

Puis-je utiliser les visuels de couvertures disponibles sur ce site pour écrire un article sur la série ? Faire un exposé sur un des tomes ? Etc.

Oui. Vous pouvez aussi utiliser ces visuels pour contribuer au compte Instagram de la série : voir la section INSTAGRAM pour plus d'informations.

Des photos de Vancouver sont aussi disponibles dans la section EXTRA.

Enfin, plusieurs séries de posters sur Vancouver et sa région que j'ai créés sont disponibles, gratuitement pour une utilisation personnelle, sur le site VANCOUVERZEN : www.vancouverzen.com

 

Qu’aimez-vous faire pendant votre temps libre ?

Lire, marcher, écouter de la musique, prendre des photos, faire du VTT autour de Stanley Park quand je suis à Vancouver... Et plus que tout autre, passer du temps avec les gens que j’aime.

 

Si vous avez d’autres questions, vous pouvez m’envoyer un email à l’adresse suivante :

carolineterree@seriecsu.com

© Caroline Terrée  |  carolineterree@seriecsu.com